Aménagement des collecteurs naturels du district de Bamako : les autorités mobilisent toutes les énergies

Les marigots «Woyowayankô» et «Tienkolé» vont être aménagés par la KfW pour un coût global estimé à 13 milliards de Fcfa.

Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Bernadette Keïta et son collègue des Affaires foncières, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Dionkè Diarra, ont visité samedi dernier quelques collecteurs naturels (marigots) du district de Bamako. Objectifs : apprécier l’ampleur de la problématique et décider des actions à mener.

Pour ce faire, les deux personnalités ont successivement visité les collecteurs de «Woyowayankô», de «Tienkolé» et de «Koumakô», respectivement en communes IV, I et VI et l’intersection collecteurs côté Usine malienne des produits pharmaceutiques (UMPP).
Constat : occupation illicite du lit des collecteurs naturels et des servitudes, collecteurs bouchés à certains endroits par des déchets plastiques.

«Koumakô», à Missabougou, est bloqué par des déchets plastiques en tout genre, obstruant ainsi le passage de l’eau. «La situation est vraiment inquiétante, alarmante. Ce que nous avons vu se passe de commentaire et interpelle tout un chacun. Un partenaire veut aujourd’hui financer les travaux d’aménagement de ces collecteurs, mais nous devons nous investir, nous les Maliens», a interpellé la ministre l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, à la fin de la visite.

Cette prise de conscience est nécessaire pour éviter, chaque année, des pertes en vies humaines, des dégâts matériels inestimables, a insisté Mme Bernadette Keïta.

Comme actions à mener, il a été annoncé l’aménagement prochain de «Woyowayankô» et de «Tienkolé». D’un coût estimé à 13 milliards de Fcfa, qui seront financés par la KfW (en français : Établissement de crédit pour la reconstruction), leur aménagement s’inscrit dans le cadre du Projet de drainage des eaux pluviales de Bamako. L’intervention sur le «Tienkolé» en commune I portera sur une longueur de 4,100 km à partir du fleuve Niger. Concernant Woyowayankô, elle se fera sur 3,500 km du Djoliba à partir du fleuve Niger.

Ces aménagements nécessitent l’évacuation des constructions illicites dans les lits des marigots et dans les servitudes, a ajouté le ministre des Affaires foncières, de l’Urbanisme et de l’Habitat. «Nous observons dans les marigots ce que nous constatons partout maintenant dans notre pays. Des gens s’installent là où ils peuvent, où ils veulent, sans respecter les règles d’urbanisme. Cela ne pourrait pas continuer. Notre engagement est de mettre fin à ces pratiques», a insisté Dionkè Diarra. Il a ajouté que, sur le plan de l’urbanisation, ils sont obligés de prendre des dispositions pour rectifier ce qui a été mal fait jusqu’ici.

Rappelons que Bamako a enregistré, en 2013, des pluies torrentielles occasionnant des inondations partout à travers la ville. Les zones les plus touchées étaient celles situées le long des marigots (collecteurs naturels).

Ces servitudes, parfois marécageuses, sont occupées par des concessions à usage d’habitation et des ordures ménagères rétrécissant le lit majeur de ces marigots. Le 16 mai 2019, des pluies diluviennes ont occasionné des inondations dans toutes les communes du District de Bamako. Des pertes en vies humaines et des dégâts matériels ont été déplorés.

La Direction nationale de l’urbanisme et de l’habitat avait alors initié en 2016 des études pour l’aménagement de deux collecteurs naturels (Tienkolé et Banconi).

Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable

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