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Analyse

Burkina-Faso, dans l’enfer des groupes armés terroristes

Celui qui a toujours été félicité et cité comme exemple pour son pacifisme et pour son métissage confessionnel, est aujourd’hui confronté à une crise sécuritaire.

Depuis 2015, le pays comptabilise près de 750 morts, selon un décompte de l’AFP. Selon Human Rights Watch, à partir d’avril 2019, les terroristes ont assassiné plus de 250 civils innocents lors d’attaques ciblées et d’exécutions sommaires. Pour rappel, le 08 septembre 2019, deux attaques contre un camion transportant des commerçants dans la province du Sanmatenga et un convoi de vivres sur l’axe Dablo-Kelbo ont fait 29 morts et de nombreux blessés.
Suite à de multiples menaces et enlèvements, plus de 2024 écoles, 200 églises et 60 centres de santé ont dû fermer. Nombreuses sont les sources locales affirmant que les assaillants auraient tenté de justifier leurs actes criminels en se basant sur des liens avec le gouvernement, la présence occidentale ou des organisations ayant une pratique différente de leur idéologie religieuse.
La menace terroriste aux frontières du « Pays des Hommes intègres» ne faiblit pas. Au contraire, elle ne cesse de s’intensifier ! Ainsi l’année 2020 commence aussi mal que 2019 avait fini : à la double attaque ayant visé Arbinda le 24 décembre 2019 (42 morts : 35 civils, dont 31 femmes et 7 militaires burkinabés), fait suite, le 04 janvier 2020, l’odieuse attaque contre un bus transportant des collégiens sur l’axe Toeni-Tougan, tuant 14 jeunes burkinabés et en blessant 4 selon une source sécuritaire de l’AFP. L’attaque n’a pas encore été revendiquée mais l’emploi des engins explosifs artisanaux est propre aux groupes terroristes.
Au Nord et à l’Est du pays, la zone des trois frontières à la croisée du Niger, du Burkina Faso et du Mali, constitue l’une des régions les plus instables du Sahel.
Les carences présentes au cœur de cet espace sont, au détriment des populations locales (notamment peules), favorables et propices aux terroristes tel que le JNIM, L’EIGS, ou encore Ansarul Islam… Ces bandits terroristes exploitent les faiblesses sociales, identitaires et humanitaires pour arrimer leur idéologie et justifier leurs « combats ».
Depuis 2018, les terroristes de la zone utilisent principalement des mines. Des mines qui touchent principalement des innocents : des familles se rendant au marché, des pères qui doivent se rendre au travail chaque jour et des enfants qui vont à l’école ! Les soldats maliens et burkinabés sont formés pour détecter et retirer sans risque les engins explosifs repérés, en priorité sur les routes régulièrement empruntées. Ces formations permettent ainsi aux soldats de sauver des vies. Les forces de sécurité, elles, sauvent des vies et soutiennent la population ; les terroristes, eux, pillent le fruit de dur labeur, dévoient nos enfants du pays et assassinent nos familles !
Pourtant, rappelons-le, l’Islam est la religion de la paix, de l’amour et de la vie, c’est pourquoi elle a catégoriquement interdit le meurtre en enseignant :
« Quiconque tue intentionnellement un croyant, sa rétribution sera l’enfer, il y demeurera éternellement, et Dieu le frappe de sa colère, le maudit et il aura un châtiment énorme. » (Coran, Les Femmes, 93)
Il ne faut pas oublier que dans leur pseudo-guerre, les premières victimes des bandits sont des innocents, à qui, ils ont délibérément retiré la vie. Car en posant ces engins explosifs sur des routes fréquentées par des familles, des commerçants, des étudiants, ils savent pertinemment qu’ils mettent la vie de ses personnes en danger. A croire que la vie passe après leurs objectifs de guerre.
Mamadou Bare
Contribution pour malivox.net
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