Crise sécuritaire au Mali : Et si la solution passait aussi par le Haut Conseil Islamique ?

L’Islam traditionnel Malien subit aujourd’hui les assauts d’un Islam salafiste que nous ne connaissions pas jusqu’ici et qui prétend remplacer nos pratiques, nos coutumes et même nos modes de vie par d’autres pratiques religieuses et sociétales qui ne sont pas les nôtres. Depuis Bamako et à travers tout le pays, le Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM) se pose en rempart idéologique face aux tentatives d’entrée de cet Islam conquérant et menaçant.

A travers des manifestations et rencontres consacrées à des thématiques de fond, le HCIM sensibilise le monde religieux mais aussi les structures communautaires, les chefferies traditionnelles, l’Etat Malien et plus généralement les populations et la communauté internationale, aux véritables dangers que représentent le radicalisme religieux et le fondamentalisme islamiste.

A ce titre, le « Haut Conseil », par la voix de son Président Cherif Ousmane Haïdara représentant la tendance malékite dans le pays, redouble d’efforts concernant l’organisation d’évènements sur des thèmes variés, liés à l’Islam, la société malienne, la radicalisation et l’endoctrinement des jeunes.

Le HCIM s’implique particulièrement dans la lutte contre l’instrumentalisation de la religion musulmane par les idéologies véhiculées par les groupes terroristes qui agissent dans le pays. Le discours de son vice-Président, Maki Bah, est très clair : il différencie bien la majorité silencieuse qui est opposée au radicalisme et au terrorisme prétendument djihadiste de la minorité active qui cherche à promouvoir la voie de l’extrémisme, du prosélytisme et le recours à la terreur telle que pratiquée par les terroristes.

Pour le HCIM, il s’agit de rectifier l’image caricaturale de l’Islam telle qu’elle est renvoyée par les djihadistes qui tuent en son nom : salafistes, imams récalcitrants, prêches obscurantistes. L’Islam malien mérite que soit préservée à jamais l’image de ses vraies valeurs : tolérance et ouverture sur le monde.

Mais au-delà de l’image, le HCIM agit concrètement : il privilégie un travail de sensibilisation de la jeunesse. Nous savons à quel point une certaine jeunesse égarée ou désœuvrée et en perte de valeurs, reste aujourd’hui la cible des djihadistes en matière de recrutement et d’endoctrinement.

Le HCIM travaille sur la prévention de l’enrôlement des jeunes et trouve, pour ceux qui se sont engagés dans le djihad terroriste, des axes de déradicalisation et de renoncement à l’action violente. Maki Bah porte sa priorité sur la formation professionnelle, l’emploi, l’insertion sociale et le développement : le pays résistera d’autant mieux aux assauts du radicalisme religieux qu’il sera entré dans un cercle vertueux de construction de son économie et de sa société.

Ibrahim Keïta

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