La France répond à Choguel Kokalla Maïga : la transformation de Barkhane « ne constitue ni un départ du Mali, ni une décision unilatérale, et il est faux d’affirmer le contraire »

Mali – Q&R – Extrait du point de presse (27 septembre 2021)

Q1 : Mali : Peut-on savoir quels sont les principaux textes des accords de coopération militaire bilatérale entre Paris et Bamako ?

Q2 : Le ministre des affaires étrangères russe Sergeï Lavrov estime que le gouvernement malien peut contracter les services d’une compagnie privée, notamment Wagner. Est-ce la position du gouvernement concernant le Mali ?

Q3 : Le PM malien Choguel Kokalla Maïga serait en France aujourd’hui. Quels contacts éventuels, et dans quel but ?

R : 1/ La présence et la coopération militaires entre la France et le Mali reposent sur deux accords publics, publiés au journal officiel de la République française :

l’échange de lettres entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du Mali déterminant le statut de la force « Serval », signées à Bamako le 7 mars 2013 et à Koulouba le 8 mars 2013.
le traité de coopération en matière de défense entre la République française et la République du Mali, signé à Bamako le 16 juillet 2014.

2/ La transformation de notre dispositif militaire au Sahel ne constitue ni un départ du Mali, ni une décision unilatérale, et il est faux d’affirmer le contraire.

Cette adaptation de notre dispositif militaire a fait l’objet de consultations avec les autorités sahéliennes et maliennes depuis le Sommet de Pau en janvier 2020. Elle a été annoncée par le Président de la République à l’issue des échanges avec les chefs d’État du G5 Sahel au sommet de N’Djamena de février 2021. Au cours de sa visite à Bamako le 20 septembre dernier, la ministre des armées, Florence Parly, a échangé avec son homologue malien, Sadio Camara, pour préciser les contours de cette adaptation et coordonner sa mise en œuvre.

La France reste engagée aux côtés du Mali et des autres États du G5 Sahel, à leur demande, dans la lutte contre le terrorisme qui demeure une priorité absolue. La récente neutralisation du leader de l’EIGS, Adnan Abou Walid al-Sahraoui, en témoigne. La mort, le 24 septembre, d’un soldat français lors d’une opération contre des groupes terroristes rappelle par ailleurs que notre engagement dans ce combat se paie parfois au prix du sang.

3/ S’agissant du groupe Wagner et comme indiqué par le Ministre, la conclusion d’un accord entre le Mali et le groupe Wagner, société militaire privée, serait incompatible avec les efforts menés par les partenaires sahéliens et internationaux du Mali engagés au sein de la Coalition internationale pour le Sahel en faveur de la sécurité et du développement de la région.

Les interventions des mercenaires de la société militaire privée Wagner dans d’autres pays se sont traduites par de graves violations des droits de l’Homme, une ingérence dans le fonctionnement de l’État, une prédation sur les ressources naturelles et les populations, et une détérioration de la situation sécuritaire, notamment en République centrafricaine.

Je renvoie à cet égard à la déclaration de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO du 16 septembre 2021 qui dénonçait fermement la volonté des autorités de la transition d’engager des compagnies de sécurité privées au Mali et se montrait très préoccupée par les conséquences certaines sur la détérioration de la situation sécuritaire au Mali et dans l’ensemble de la région.

Ministère français des affaires étrangères

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