Mahmoud Dicko: les causes de l’annulation de la manifestation et de sa convocation à la justice

Alors que le Mali retenait son souffle en attendant le 6 mars, date initiale de la grande sortie annoncée par Mahmoud Dicko, la manifestation tant redoutée a été annulée le mercredi. Mardi, on a assisté à un autre rendez-vous avorté, celui de l’audition de l’imam chez le procureur de la commune 5 de Bamako. Qu’est-ce qui est à la base de ces annulations ?

Une raison officielle a été avancée par Mahmoud Dicko pour expliquer la suspension de la manifestation du vendredi. C’est l’implication du Chérif de Nioro. Bouyé Haidara a en effet demandé à l’ancien président du haut conseil islamique du Mali de renoncer à son appel pour des raisons de stabilité du pays. Dans la presse du jour, d’autres causes sont dévoilées.

« Au delà de cette raison officielle, écrit l’Indicateur du Renouveau, on rapporte que le guide des hamalalistes n’a pas apprécié l’appel à la démission lancé par le porte-parole et président de la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de Mahmoud Dicko (CMAS), Issa Kaou Djim dont la sortie n’a pas non plus rencontré l’adhésion d’autres soutiens de l’imam Dicko ».

Pour ce qui est de la convocation avortée de Mahmoud Dicko à la justice, Issa Kaou Djim avait laissé croire qu’une médiation dirigée par Tiébilié Dramé avec d’autres ministres aurait permis de décanter la situation. D’après lui, le Chef de la diplomatie et sa délégation étaient même porteurs d’un message d’excuse du gouvernement à l’endroit de l’imam. Faux, rétorque Djiguiba Keita dit PPR dans le journal 22 Septembre.

Le secrétaire Général du PARENA, parti de Tiébilé Dramé, « confirme » que ce dernier « était chez Dicko le mardi 03 mars de 11h à 12h20. Il était en visite privée et je l’accompagnais. C’est chez Dicko que nous avons appris sa convocation », révèle-t-il.

Selon lui, « Tiebilé n’était l’envoyé ni du Président de la République ni du Premier ministre, donc il ne pouvait porter là- bas aucun message du Gouvernement, a fortiori présenter des excuses de celui -ci ».

Il n’y aurait donc pas eu d’excuses présentées. Il n’y aurait jamais eu non plus de pression populaire ou politique sur la justice, tranche Le Pays. Convoqué pour ses propos tenus lors de son meeting du samedi 29 février, Mahmoud Dicko « allait faire une déclaration à la télévision, le mardi dernier à 14 heures pour donner des éclaircissements concernant les propos qu’il a eu à tenir et qui ne sont pas bien compris », rapporte le journal.

« La justice a reporté la convocation pour écouter la déclaration de l’imam Mahmoud Dicko, qui était prévue à 14 heures. En fonction de cette déclaration, le procureur allait voir s’il était nécessaire d’entendre l’imam ou pas », confie une source judiciaire au journal Le Pays.

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