Mali : Entre Ansongo et Labbezanga, zone sous surveillance !

Depuis les massacres du 8 août dans la région d’Ouatagouna, où 51 personnes ont trouvé la mort, les forces de sécurité ont renforcé leur présence entre Ansongo et Labbezanga. Dans cette zone, propice au transit des membres de l’EIGS, le fleuve Niger fait l’objet d’un contrôle soutenu des forces armées qui poursuivent leurs opérations de contre-terrorisme. 

Entre le 13 et le 19 août, les terroristes auraient annoncé avoir des soupçons sur la présence d’informateurs au sein de la population occasionnant le départ de nombreux habitants du village de Tin Hama pour rejoindre Ansongo dans la crainte de représailles. Très inquiète depuis les exactions de Karou et Ouatagouna, la population malienne n’accepte plus que de tels évènements soient perpétrés contre ses concitoyens.

Malgré trois jours de deuil national et la visite de nombreuses autorités de l’Etat, l’indignation est toujours aussi grande. Traversée par le fleuve Niger, voie navigable et axe commercial majeur entre le Niger et le Mali, la zone est aussi un lieu de trafics  prisés par les criminels de tout genre. La sécurisation des habitants de cette région, trop souvent victimes des rafles à répétition des terroristes, est une priorité.

Même s’il est évident que les exactions récentes ont été perpétrées par les barbares de l’EIGS, sous les ordres de Moussa Moumini, cela ne veut pas dire pour autant que l’organisation terroriste dirigée par Abou Walid al Sahraoui contrôle la zone. Bien au contraire. Alors que des rumeurs de sa mort circulent depuis plusieurs jours, l’organisation terroriste est en proie aux trahisons internes, procédé très fréquent entre djihadistes ! Dernièrement, un recéleur connu sous le nom d’Ibrahim ould Idoumou, travaillant pour al Sahraoui, aurait été enlevé à In Araban puis exécuté par des membres de l’EIGS. Ibrahim aurait trahi sa propre famille. La sanction est inéluctable !

Perdus et égarés, les hommes de l’EIGS, qui frappent où bon leur semblent pour s’enrichir et tenter d’asseoir leur domination, sont comme des chiens fous errants et égarés. Très affaiblis par la mort de certains cadres et de nombreux combattants, l’organisation est assurément sur le déclin. Pour jouer ses dernières cartes, elle s’attaque à des personnes innocentes et tente d’imposer un semblant de charia dans un dernier souffle.

Cette perte d’influence de l’EIGS est le résultat d’une présence très régulière des forces de sécurité maliennes, de l’ONU et des militaires de Barkhane. En effet, malgré les massacres du 8 août, la zone est très surveillée. Bien qu’il soit difficile de contrôler un secteur aussi vaste, les militaires des forces armées maliennes, européennes et françaises mènent des actions coup de poing comme cela a été le cas début juillet. A cette occasion, une dizaine de djihadistes et un chef de groupe avaient été neutralisés par les FAMa, déjà à Ouatagouna. Plus récemment, depuis le 20 août, ils réalisent des ratissages en règle tandis que de fortes explosions sont entendues sur les caches des terroristes, peut-être les commandos et les aéronefs français qui sont à leurs côtés. Ces coups de filets ont permis de neutraliser plusieurs terroristes et près d’une dizaine de membres de l’EIGS ont été arrêtés.

Pour renforcer leur dispositif, les forces de sécurité ont également décidé d’être encore plus présentes sur les bords du fleuve. Alors que le nombre de patrouilles a été augmenté, des pirogues ont été observées sur le fleuve. Plus mobiles, les forces de sécurité surveillent les rives de jour comme de nuit. Grace à cette méthode, ils empêchent les groupes armés terroristes de passer d’une rive à l’autre. Contraints de ne plus bouger, les djihadistes, cessent toutes activités afin de ne pas s’exposer à une arrestation ou à la mort. Cette immobilité est alors une bonne nouvelle pour les forces armées afin de faire face aux autres criminels.

Il est utile de se demander si ce dispositif renforcé, qui devrait s’inscrire dans la durée, pourrait permettre de mettre un terme à l’impunité de l’EIGS dans la zone. En attendant, ce qui est sûr c’est que l’extermination du groupe terroriste et mafieux d’Abou Walid al Sahraoui est toute proche !

Mamadou Bare

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