Mali : « La mort de l’émir de l’EIGS porte un coup décisif au commandement de Daech au Sahel »

Adnan Abou Walid al Sahraoui, chef du groupe Etat Islamique au Grand Sahara (EIGS), la filiale de Daech au Sahel, est mort, en août, à la suite d’une frappe de la force Barkhane. Au cours d’une conférence de presse, jeudi 16 septembre, la ministre des Armées, Florence Parly, le chef d’état-major des armées et le directeur général de la sécurité extérieure (DGSE) sont revenus en détails sur ce succès opérationnel et ses conséquences.

« Le terroriste Adnan Abou Walid al Sahraoui, chef du groupe terroriste de l’EIGS, a succombé à des blessures provoquées par une frappe de la force Barkhane », a annoncé jeudi 16 septembre la ministre des Armées, Florence Parly, lors d’une conférence de presse à Balard, le siège du ministère des Armées.

Numéro 1 de l’Etat islamique au Sahel, al Sahraoui a été neutralisé dans le cadre d’une opération de grande ampleur qui s’est déroulée du 17 au 22 août, suite à des actions de renseignement ainsi qu’à plusieurs opérations de captures de combattants proches du chef de l’EIGS, qui ont permis à la force Barkhane de localiser plusieurs lieux d’intérêts où al Sahraoui était susceptible de se cacher.

La « phase d’engagement à terre » de l’opération a été lancée du 20 au 22 août, engageant « un groupe commando d’une vingtaine de soldats appuyés par des frappes de Mirage 2000D et de drones » a expliqué le général Burkhard, chef d’état-major des armées, au cours de la conférence de presse. « Au cours de cette opération, plusieurs membres de l’EIGS, estimés à une dizaine, ont été neutralisés, dont Adnan Abou Walid al Sahraoui. Tout indique aujourd’hui qu’il était un des deux passagers sur la moto qui a été ciblée par la frappe d’un drone Reaper, le 17 août ».

« Sa mort porte un coup décisif au commandement de l’EIGS »

Figure historique de Daech, al Sahraoui était un émir « autoritaire, brutal, et créateur de la filiale islamique au Sahel en 2015 » précise Bernard Emié, le directeur de la DGSE. Porteur d’une idéologie djihadiste violente, al Sahraoui était la tête pensante de l’organisation terroriste, responsable de nombreux massacres dans la zone des trois frontières au Sahel (Mali, Niger et Burkina Faso).

« L’EIGS est responsable de la mort de 2 000 à 3 000 civils depuis 2013. La très grande majorité des victimes sont de confession musulmane », a ajouté Florence Parly. Al Sahraoui « avait personnellement ordonné l’attaque de Kouré, au Niger, le 9 août 2020, où six Français humanitaires de l’ONG Acted et leur guide nigérien avaient été tués », a précisé la ministre.

La neutralisation de l’émir devrait ainsi considérablement affaiblir l’organisation, comme l’explique Bernard Emié : « Sa mort, incontestablement, porte un coup décisif au commandement de l’EIGS qui a été décapité ces derniers mois. Elle intervient après une série d’opérations ayant ciblé le haut commandement de l’EIGS et elle contribue à une profonde destruction du groupe qui va avoir les plus grandes difficultés à remplacer ses cadres (…) c’est un succès et c’est une succession de réussite dans la lutte contre le terrorisme ».

La lutte contre le terrorisme, une « priorité absolue »

Avant l’été, le président de la République a annoncé la fin de l’opération Barkhane au Sahel et une adaptation de la présence militaire sur le terrain, recentrée sur les opérations de contre-terrorisme, notamment avec la Task Force Takuba, un groupement de forces spéciales européennes.

« Nous ne quittons pas le Sahel et nous poursuivrons la lutte contre le terrorisme qui est, et reste, notre priorité numéro absolue », a rappelé la ministre des Armées. Notre objectif est inchangé : empêcher Daech et Al-Qaïda d’utiliser le Sahel comme base arrière, sans se substituer à la souveraineté des pays de la région. Ce succès (la mort d’Adnan Abou Walid al Sahraoui, ndlr) illustre le bien-fondé de la coopération entre les forces armées françaises, les services de renseignements, les partenaires sahéliens avec qui nous travaillons main dans la main, et nos partenaires européens et américains. C’est un travail d’équipe », a insisté la ministre des Armées.

Ministre français des Armées

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