Mali: La réorganisation des FAMa pour venir à bout des terroristes !

FAMa ou Gendarmerie, les forces de défense et de sécurité maliennes, voient enfin les résultats des efforts fournis pendant de longs mois d’entrainement et de réorganisation. Comme on dit chez nos voisins nigériens, « ce n’est pas le jour de la chasse qu’il faut élever un chien ». Pour les FDS, l’heure est venue de partir à la chasse, et celle-ci, menée contre les terroristes, est de plus en plus fructueuse …

Les FDS ont su se réorganiser en créant de nouvelles unités afin de  mieux correspondre à la complexité du terrain et mieux faire face à l’ennemi. En effet, la course à l’armement initialement tentée par les FAMa était perdue d’avance. Car, les blindés, de plus en plus gros, de plus en plus lourds, n’offraient pas une protection et une mobilité suffisantes face aux terroristes armés de lance-roquettes, utilisant des mines et se cachant dans des zones difficiles d’accès. On ne combat pas des moustiques avec des chars d’assaut !

Dans le désert ou la savane, la rapidité, la légèreté et l’adaptabilité sont de bien meilleures protections que le poids et le blindage ! Les unités méharistes en Mauritanie ou les Unités Légères de Reconnaissance et d’Intervention (ULRI) au Mali en sont de bons exemples. Elles sont composées de soldats sélectionnés sur la base de leur discipline,  de leur ténacité au combat ou encore de leur compétence de conducteur.

Sur leurs motos, appuyées par des pick-ups, ils vont au contact des terroristes qui tentent alors de prendre la fuite sur leurs deux roues. Malheureusement pour eux, plus rapides, mieux entraînés et plus nombreux, ils n’ont aucune chance face aux militaires.

Au Mali, le Bataillon de l’Armée Reconstituée (BAR) a été créé pour répondre au besoin de bâtir une armée malienne multiethnique. En effet, pour contrôler une zone, s’appuyer sur des personnes issues de la région est indispensable. Ils connaissent les habitants et les recoins les plus éloignés, ce qui s’avère particulièrement efficace.

Il convient également de souligner que ces bataillons sont avant tout les bataillons de l’unité malienne. Ils sont constitués pour un tiers d’éléments réguliers de l’armée malienne, pour un tiers d’ex-rebelles et le dernier tiers d’ex-combattants de groupes armés. Ensembles, pour un Mali uni, dans le respect de chacun et de ses origines, ces soldats travaillent principalement pour la sécurisation des villes du Nord. Ils se sont déjà installés avec succès à Tombouctou, Gao, Labbezanga ou Kidal.

La formation d’Unités Spéciales Antiterroriste (USAT) débutée avec la MINUSMa et la Force BARKHANE va se poursuivre avec l’arrivée de militaires européens. Ces unités d’élites serviront de fer de lance dans la guerre contre les groupes armés. Formés aux dernières techniques de combat, aux luttes contre les engins explosifs posés par les terroristes et aux tactiques des ennemis entre autres. Ces hommes et femmes sauront épauler les forces locales pour venir à bout des terroristes, même au fond de leurs tentes au milieu du désert.

La route a été longue et elle sera encore semée d’embûches, mais en s’appuyant sur ces hommes, les meilleurs limiers du pays, la chasse ne peut qu’être que bonne. Et il suffit de regarder la presse : les succès sont là, présents, chaque jour toujours plus visibles.

Siaka Sidibé

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