Jannah Theme License is not validated, Go to the theme options page to validate the license, You need a single license for each domain name.
Politique/Gouvernance

Mali : “La Russie fournit à l’armée malienne une assistance complète”

Le Représentant permanent V.A. Nebenzia s’adresse au Conseil de sécurité des Nations Unies sur le Mali

Nous remercions le Représentant spécial du Secrétaire général El Ghassim Wane et Mme Aminata Dicko pour leurs exposés. Nous saluons la participation à cette réunion du Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, M. Abdoulaye Diop.

Nous sommes convaincus que les autorités maliennes sont déterminées à faire tout leur possible pour surmonter les défis auxquels leur pays est confronté, en premier lieu en termes de sécurité et de stabilité politique interne.

Les Maliens ont démontré une forte volonté de ramener le pays à l’ordre constitutionnel dans un délai convenu. Des efforts sont en cours pour mettre pleinement en œuvre la feuille de route de la Transition. Les travaux se poursuivent en vue de la rédaction d’une nouvelle Constitution qui tient compte des principales dispositions de l’Accord de paix d’Alger de 2015.

Il est important que les dirigeants maliens s’engagent à mettre en œuvre ce document, qui reste la base pour atteindre une paix durable et la cohésion nationale dans le pays. À la fin de l’année dernière, après une pause de près d’un an, le Comité de suivi s’est réuni et a adopté des décisions importantes, notamment celles concernant le désarmement, la démobilisation et la réintégration des anciens combattants. Nous appelons les signataires, en particulier la Coordination des mouvements de l’Azawad, à renouveler leur participation aux travaux de fond du Comité. Nous espérons qu’une solution mutuellement acceptable sur les modalités des réunions sera trouvée.

Nous sommes d’accord avec les autorités maliennes actuelles pour dire que la question de la sécurité est la priorité absolue de la Transition.

Le pays poursuit sa lutte acharnée et difficile contre le terrorisme. En raison du vide sécuritaire causé par le retrait précipité des unités militaires françaises et européennes du territoire malien, les terroristes de l’État islamique du Grand Sahara et du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans se sont considérablement intensifiés. Ces groupes affiliés à ISIS et à Al-Qaïda continuent de mener des raids réguliers contre des civils, des unités de l’armée malienne et des soldats de la paix de l’ONU. Cependant, malgré les difficultés objectives, les forces armées maliennes ont démontré ces derniers mois qu’elles sont capables d’obtenir des résultats contre les terroristes.

Nous exprimons notre soutien aux activités de la MINUSMA visant à aider les autorités maliennes et la population du pays à surmonter les problèmes auxquels elles sont confrontées, principalement en vue de stabiliser la situation. Nous sommes conscients des menaces qui pèsent sur les Casques bleus du fait de leur service au Mali, notamment dans les régions du centre et du nord. Nous honorons les casques bleus et les soldats maliens qui ont donné leur vie pour la paix et la sécurité dans ce pays.

Nous sommes heureux de constater que des progrès ont été réalisés dans le dialogue avec le Gouvernement de Transition et que des mesures sont prises pour assurer un niveau approprié de coordination. Nous regrettons qu’un certain nombre de pays contributeurs de contingents aient décidé de se retirer ou de suspendre leur participation à la MINUSMA.

Nous considérons que la MINUSMA doit se conformer strictement à son mandat en matière de droits de l’homme, à savoir aider les autorités maliennes à mener à bien les enquêtes pertinentes. La politisation du dossier est inacceptable.

Dans le cadre de l’évaluation des modalités de travail de la MINUSMA et de l’examen interne de la Mission, nous tenons à souligner que nous continuons à examiner les possibilités de reformater la présence des Nations Unies. Nous espérons que l’ensemble du processus sera orienté vers les besoins du Mali, en soutenant ses efforts. L’avis de l’État hôte étant une priorité absolue, nous pensons que les consultations doivent se poursuivre.

De manière générale, nous pensons que la bonne réalisation du mandat de la Mission, notamment dans les domaines de l’assistance au rétablissement de l’ordre constitutionnel, de la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation et autres, ne sera pas possible sans le soutien des forces de défense et de sécurité du Mali. Elles seules sont capables de mener les actions offensives nécessaires contre les terroristes.

La Russie fournit à l’armée malienne une assistance complète, notamment dans le domaine du renforcement de l’efficacité au combat et de la formation du personnel militaire. Cette coopération, menée à la demande de Bamako et dans le strict respect des normes applicables du droit international, porte ses fruits. Les forces armées maliennes mènent avec succès des opérations antiterroristes dans le centre du pays.

Des efforts soutenus ont été déployés pour libérer les régions du nord et de l’est des terroristes.

Nous pensons que la réaction négative des collègues occidentaux au renforcement de la coopération russo-malienne est une autre manifestation des approches néocoloniales qui, combinée au manque de résultats tangibles dans la stabilisation du Mali après de nombreuses années de (leur) présence militaire, a conduit les Maliens à décider de chercher de nouveaux partenaires pour eux-mêmes.

L’inefficacité de ces efforts est apparue clairement dans le rapport d’examen interne. Nous avons connu une situation similaire avec l’Afghanistan, où une présence américaine de 20 ans a conduit à un échec total et s’est accompagnée de nombreux crimes. Maintenant, le Conseil de sécurité, comme en Afghanistan, doit corriger tout cela, et c’est comme si la Russie était à blâmer.

Contrairement à certains collègues occidentaux, la Russie n’essaie pas de faire de l’ingérence dans la politique de ce pays et n’impose pas non plus de conditions d’assistance qui pourraient nuire à la souveraineté nationale. Nos relations sont fondées sur de nombreuses années de coopération bilatérale égale et sur la compréhension de l’objectif commun de lutte contre le terrorisme mondial. Il n’est pas surprenant que nous n’ayons pas reçu de plaintes de nos partenaires africains sur les paramètres de notre coopération. Utiliser la plateforme du Conseil de sécurité pour régler ses comptes avec la Russie est non seulement irresponsable mais aussi irrespectueux envers les millions de Maliens.

Notre attention est attirée sur l’annonce par Paris de l’arrêt du financement des programmes d’aide au développement au Mali. La réaction du Gouvernement malien, qui a interdit en novembre dernier la présence dans le pays d’ONG bénéficiant d’un soutien matériel ou technique de la France, est compréhensible. Il est évident que la décision de Paris pourrait exacerber davantage la situation humanitaire désastreuse au Mali, où, selon l’ONU, plus de 5,3 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire, et où le nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays a atteint 440 000. Dans le même temps, l’appel humanitaire pour le Mali reste chroniquement sous-financé.

La Russie entend continuer à promouvoir de manière constructive la normalisation de la situation au Mali, tant dans le cadre du Conseil de sécurité des Nations unies que par un soutien intégral à Bamako sur une base bilatérale. En même temps, nous pensons qu’il est dans notre intérêt commun d’aider efficacement les autorités maliennes à assurer la sécurité et à mener une politique équilibrée pour résoudre la crise.

Sans efforts collectifs, il sera très difficile de parvenir à une paix et une stabilité durables dans l’ensemble de la région sahélo-saharienne, qui n’a jusqu’à présent pas été parvenue à surmonter les défis posés par l’intervention occidentale illégale en Libye en 2011.

En même temps, nous croyons fermement que le rôle principal dans le maintien de la paix et de la sécurité au Sahel doit appartenir aux Sahéliens eux-mêmes. Nous préconisons une approche véritablement indépendante des États de la région, fondée sur le principe “problèmes africains – solutions africaines”.

Ambassade de la Fédération de Russie au Mali

SUIVEZ MALIVOX PARTOUT

🔵Youtube

🔴Facebook

🔵WhatsApp

🔴Telegram Infos

🔵Telegram Débats

🔴Twitter

🔵LinkedIn

🔴Instagram

🔵TikTok

🔴Dailymotion 

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page