Mali : Le JNIM, de déculottées en déculottées

Depuis plusieurs semaines les FAMas confirment une dynamique de victoires, enchaînant les succès contre les djihadistes du JNIM. Au seul mois d’avril, les forces armées ont neutralisé près d’une centaine de terroristes au centre et au Nord du Mali. Les victoires d’Aguelhok et d’Alatona restent les plus impressionnantes avec, à elles seules, près de 60terroristes tués ou capturés.

Le 13 mai dernier, à Tominian, les forces spéciales ont énergiquement repoussées une attaque surprise djihadiste. Les assaillants ont laissé huit des leurs sur le terrain. Une fois encore, le JNIM, et cette fois ci sa filiale du centre, la Katiba Macina, a subi un sérieux revers. Ces actions résonnent comme autant de démenti sur la pseudo suprématie guerrière des groupes armés terroristes. Un certain engouement populaire semble même s’installer au profit de nos soldats qui bénéficient d’un soutien plus large auprès des populations.

Mais comment expliquer qu’en l’espace de quelques mois, les FAMas soient devenues aussi promptes et efficaces pour réagir aux agressions des djihadistes et ainsi avoir le dessus lors de plus en plus de confrontations?

D’une part, malgré les discours entretenus par certains, les groupes djihadistes ne sont plus que le pâle reflet de ce qu’ils ont été. La plupart de leurs chefs charismatiques ont été tués ou capturés. Restent les théoriciens, au premier rang desquels Kouffa et Ag Ghali, qui se maintiennent loin des combats et qui délèguent le commandement sur le terrain à des chefs souvent inexpérimentés et à la légitimité construite uniquement sur la terreur.

D’autre part, il est évident que les soldats maliens sont mieux préparés et que les efforts de formation, d’équipement et de sélection des cadres commencent à porter leurs fruits.

Pourtant cette réactivité récente pourrait également venir d’une meilleure connaissance des intentions adverses. Les services de renseignements ont gagné en expérience et disposent, à n’en pas douter, d’informations plus précises sur les actions des djihadistes. Ainsi, de plus en plus de membres des katibas, gagnés par la lassitude, commenceraient à prendre conscience de l’impasse de leur combat. On peut donc très bien imaginer, que notamment lors d’une détention, certains pourraient avoir été tentés de collaborer afin de négocier une future réhabilitation.

Ibrahim Keïta

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