Mali: L’école, premier rempart contre le djihadisme

Alors que l’économie du pays vacille en raison du coronavirus, que la stabilité du pays est fragilisée par les groupes armés terroristes qui ne cessent d’attaquer les villes et les villages, les écoles sont toujours fermées, privant la jeunesse d’éducation, de connaissances les plus élémentaires, de culture, de civisme et d’esprit critique pour faire face  au discours djihadiste.

Depuis de longs mois, les écoles sont fermées, abandonnées, délabrées. Et pour cause, les groupes armés terroristes poursuivent leur stratégie d’enrôlement de la jeunesse, en les privant d’un accès au savoir. Pour parvenir à leur sombre fin, ils menacent, violentent et enlèvent les instituteurs, dévoués à nos enfants.

Les écoles et l’instruction des jeunes maliens contribuent à l’enrichissement et l’évolution de notre pays. En effet, sans apprentissage, les jeunes générations ne pourront obtenir le métier qu’elles méritent et améliorer le confort de leurs familles. Sans instruction, elles ne seront pas en mesure de participer au développement du pays, des villes et des villages.

Sans connaissance et esprit critique, elles pourront être détournées par des terroristes manipulateurs qui promettent et font miroiter des richesses trompeuses. Or, lorsque l’on côtoie ces terroristes, la mort plutôt que l’épanouissement personnel et familial est bien souvent au bout du chemin.

Priver les jeunes de savoir est la voie la plus rapide pour mieux manipuler ces esprits curieux, avides d’apprendre et de comprendre les phénomènes de la vie. Voilà pourquoi les groupes terroristes maintiennent ces tensions sécuritaires et qu’ils ouvrent les portes  d’écoles soi-disant religieuses à nos jeunes.

Ils peuvent ainsi les éduquer selon les préceptes de la discrimination, de la violence et de l’interdiction d’accès à toute forme de culture. Présentée comme vertueuse, cette éducation prône, dans les faits, la haine du voisin et l’élimination de toute personne ne suivant pas les règles obscurantistes de la secte djihadiste.

Selon le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), fin avril, au Burkina Faso, près de 2 410 écoles étaient toujours fermées. Comme au Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Nigeria comptent plus de 5 400 écoles fermées. Les bandits privent ainsi plus de 700 000 élèves d’éducation scolaire.

Malgré ce constat effrayant, nous devons nous efforcer de lutter contre l’ignorance des  enfants du pays. Car, comme l’a déclaré Nelson Mandela : « L’éducation est l’arme la plus puissante que vous puissiez utiliser pour changer le monde ». Il ne nous reste donc plus qu’une chose à faire : éduquons nos enfants, éduquons nos jeunes et laissons-les construire l’avenir !

Mamadou Bare

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