Mali: Nous ne gagnerons pas la paix en négociant avec les terroristes

Image d'illustration (archive)

Alors que la tendance est à la négociation pour la paix, voilà comment les terroristes montrent la voie.

Tandis que la région Centre est sous la coupe des bandits de Kouffa et que le village de Farabougou est toujours assiégé, ce week-end, à Fafa et à Tassiga, les jihadistes du JNIM ont détruit les antennes privant ainsi la population de téléphonie.

Quand on connait l’importance de ce moyen de communication, on comprend que ces terroristes n’aient pas envie qu’on informe sur leurs exactions. Parce que dans l’horreur et l’injustice, ils ne s’arrêtent jamais. La zakat, qui n’est en réalité qu’un vol quand ce sont eux qui la collecte, est leur mode de subsistance habituel. Comme si cela ne suffisait pas, ils pillent les voyageurs après avoir mitraillé les cars dans lesquels ils se déplaçaient. Ils attaquent aussi les ONG et redistribuent les aides qu’ils ont subtilisées, pour faire croire à la population qu’ils savent se montrer généreux.

Mais ce qu’ils préfèrent, ce sont quand même les enlèvements de femmes. Les terroristes ne s’embarrassent pas avec les détails ; ils viennent et capturent les femmes comme on prélève le bétail. Et si le père de famille n’est pas content on le tue, c’est aussi simple que ça. Ils avaient commencé par prendre les fils pour faire le soi-disant jihad, voilà que maintenant ils arrachent les filles pour les marier de force.

Voilà ceux avec qui certains de nos concitoyens veulent négocier ! Les papas sont-ils prêts à vendre leurs enfants ? Les fils au combat et les filles violées ? Manquent-ils de courage pour les affronter ? Nos politiques ne prôneraient-ils pas le dialogue seulement parce qu’ils ne savent plus comment faire pour enrayer cette crise ? Et ces imams qui les soutiennent, à quel islam se réfèrent-ils ?

Pour ceux qui connaissent un peu l’histoire, il faut se souvenir qu’au Cambodge, les sanglants Khmers rouges venus « libérer » la capitale, Phnom Penh, ont été applaudis par la population morte de peur. Quelques jours plus tard, ils ont commencé à tuer tous ceux qui les dérangeaient, c’est-à-dire la moitié du pays tandis que l’autre moitié a été condamnée à mourir de faim. Il est vrai que le Mali n’est pas le Cambodge mais les peureux sont là, à Bamako, responsables désemparés en tête, qui préfèrent se soumettre aux nouveaux colons arabes et jihadistes. Ils appellent à la négociation, espérant sauver leurs intérêts alors qu’ils vont tout nous faire perdre.

Aïcha Sangaré

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