Mopti: Le chef de Dan Nan Ambassagou affirme tenir toujours des Checkpoints

D’après Youssouf Toloba, Dan Nan Ambassagou n’a pas levé tous les checkpoints à Mopti contrairement à l’annonce du gouverneur de la région le 26 février.

Malivox.net – « A chaque fois que l’armée arrive à un checkpoint, nous lui céderons. Mais nous ne bougerons point tant qu’elle ne vient pas », a affirmé le Chef du mouvement d’autodéfense.

Dans une série de vidéos enregistrées et publiées le 27 février par des cadres du mouvement, le Chef d’état-major de Dan Nan Ambassagou revient longuement sur la question de la levée des checkpoints qui l’oppose aux autorités maliennes.

« Le jour où on a érigé ces barrages, tout le monde sait comment était la situation. Les djihadistes interceptaient les voitures, faisaient descendre les passagers pour les tuer. Tout cela s’est déroulé au temps de Boubou Cissé, avait-il bronché ? », s’interroge d’emblée Youssouf Toloba qui vante les mérites de ses actions sur le plan sécuritaire.

Pendant sa dernière tournée dans la région de Mopti, le Premier ministre avait instruit la levée des checkpoints tenus par le mouvement, accusé par une partie de la population d’être à l’origine des attaques contre les villages peuls. Le gouverneur a annoncé le 26 février, l’application stricte de la mesure. Selon lui, l’armée malienne et la MINUSMA ont procédé à cette action sans incident.

Dan Nan Ambassagou affirme contrôler toujours des postes. « Là où ils veulent vraiment qu’on quitte, c’est le lieu de passage direct des assaillants qui traversent le fleuve pour semer la terreur de l’autre côté. Si on on laisse ces postes, rien ne les empêchent plus de rentrer à Bandiagara », indique le chef militaire du mouvement.

D’après lui, le gouverneur avait organisé une rencontre sur la question le 25 février dernier à laquelle ses émissaires ont participé. « Nous leur avons dit de faire venir l’armée malienne dans toutes les zones que nous occupons. Les donsos les attendent pour les aider dans la sécurisation. Au lieu de cela, ils ont dépêché quelques éléments à notre poste de Mandoli. Et dès que ceux-ci sont arrivés, j’ai ordonné aux donsos de se replier dans la ville », explique-t-il.

La réticence du mouvement à quitter ses postes s’explique par une expérience passée. En effet, soutient Youssouf Toloba, il est arrivé que des villages soient attaqués après leur retrait de certains checkpoints sur demande des autorités sans leur remplacement par l’armée. C’est pourquoi, assure-t-il, ils ne quitteront leurs positions cette fois-ci qu’en ayant été effectivement remplacés par des soldats.

Selon lui, Boubou Cissé, « en tant que premier ministre, avant de prendre une telle décision, devrait chercher à nous rencontrer ». Il reproche par ailleurs l’implication personnelle de chef du gouvernement dans ce dossier.

« La première fois que j’ai rencontré le premier ministre, je lui ai conseillé de ne pas se mêler de cette affaire mais de déléguer sa gestion à d’autres collaborateurs », assure-t-il avant de s’adresser directement à Boubou Cissé.

« Vous n’êtes pas seul dans le pays, vous pouvez responsabiliser d’autres personnes. De cette manière, certes vous porterez toujours le chapeau de sa résolution ou non. Mais si vous vous déplacez en personne sur le terrain, ce serait une humiliation en cas d’échec ».

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