Office du Niger: le PDG licencie le syndicaliste dénonciateur de ses présumés détournements

Le secrétaire général du Syndicat Autonome de l’Office du Niger (SAON) a été licencié le 28 octobre. Almoustapha Maiga est celui qui a dénoncé l’affaire du présumé détournement portant sur plus de 400 millions de FCFA.

Dans sa bataille « pour la manifestation de la vérité », le Syndicat Autonome de l’Office du Niger (SAON) a dénoncé des présumées malversations à l’Office du Niger auprès du procureur du Pôle économique et financier du tribunal de la commune III de Bamako.
L’affaire porte sur des cas de détournement de fonds public, atteinte au bien public, faux et usage de faux. Elle met en cause Me Baber Gano, le ministre de l’intégration africaine, le PDG de l’Office du Niger, son DAF ordonnateur de dépense et le Chef Service Juridique.
Les présumées malversations portent sur un montant total de 401 millions de FCFA. La dénonciation est prise au sérieux par la justice qui a convoqué le syndicat le 2 octobre pour l’auditionner.
Suite à son acte citoyen, Almoustapha Maiga, le dénonciateur, a été licencié le 28 octobre dernier par le PDG de l’office du Niger au motif « d’abandon de poste ».
Un prétexte qui ne saurait tenir au regard de la situation qui est ainsi qualifiée comme telle. Le témoignage du licencié est on ne peut plus clair.
« Le 4 Décembre 2018, pour faire représailles contre moi et mon syndicat, le PDG décide de mutations arbitraires ; moi Master 2 International en Management des Médias, je deviens animateur de la radio Office du Niger de Niono (donc simple agent) sous la coupole du directeur de la radio (en fait la radio est juste un support de comm et ne figure même pas dans l’organigramme de l’entreprise), un directeur que j’ai moi-même recruté en 2009 avec comme seul dossier un acte de naissance, Catégorie D, sans qualification donc. Et qui par surcroît, analphabète, on le braque contre moi courant 2019 qui m’intente un procès fabriqué pour escroquerie.
-J’ai attaqué la décision devant le Tribunal administratif de Bamako et gagné le procès en juin 2019. Le 11 juillet j’ai déposé la grosse pour exécution. Mépris du PDG pour s’exécuter et depuis sans poste encore j’erre dans l’entreprise, sans poste, sans bureau, sans tâche , ne sachant de qui je relève (directeur de Niono ou PDG à Ségou). Je demande mon congé annuel 2019, par écrit on me le refuse par écrit sans donner la raison
-L’appel à témoin du procureur du pôle économique interpelle le SAON qui est auditionné le mercredi 2 octobre et jours suivants sur le détournement de 401 millions par le PDG, le DAF etc…
-Le vendredi 4 octobre le PDG signe une décision pour reprendre la même décision de nomination du 4 décembre 2018 annulée deja pour exces de pouvoir, m’affectant encore à Niono comme animateur de la radio office du Niger quand bien même dans la grosse du TAB, on leur explique aussi le sens de la mutation qui est une forme de mobilité où l’agent change d’emploi sans changer de corps ou de cadre d’emploi et n’entache son grade ou son ancienneté ; or tout le contraire sur mon salaire depuis un an !
-Au lieu de me donner cette décision de mutation sur laquelle se trouve le nom de 6 agents, par la voie normale administrative, c’est un huissier de justice qui m’appelle et me dit qu’il a une décision de mutation et une demande d’explication à me notifier. Il n’a pu jamais me les donner jusqu’à ce jour.
Alors ils concoctent ensemble un PV de remise de décision et de demande d’explication la semaine dernière organise un conseil de discipline sans me convoquer (ce qui saute à l’oeil nu, comment un directeur de Niono peut ecrire a Segou le 14 octobre pour informer d’un abandon de poste de son agent et que le même 14 octobre un PV de conseil puisse être convoque, debattu et signe aussi ; regarde les vu vu), demande l’avis de l’inspection du travail le lendemain 15 octobre pour abandon de poste (je n’en détiens aucune convocation là également pour une enquête contradictoire le mardi 22 entre eux et moi mais ils y gardent par devers eux ma convocation alors que le lundi 21 octobre je paradais même dans le bureau du DGA » (Récit publié par Seydou Oumar Traoré, journaliste à la radio Jèkafo).
La lettre de licenciement

La décision de justice établissant l’excès de pouvoir




La dénonciation auprès du BVG

La dénonciation auprès du Procureur du pôle économique

Malivox.net
 

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*