Sécurisation des prisons : un cas pratique de défense facilité par la MINUSMA

La Section des Affaires judiciaires et pénitentiaires de la MINUSMA (SAJP) en collaboration avec la Direction régionale de l’Administration pénitentiaire et de l’Education surveillée (DRAPES), a organisé un exercice de simulation pratique pour tester le dispositif de défense et de protection de la Maison d’Arrêt et de Correction de Tombouctou.

Ce plan a été adopté lors d’un atelier d’élaboration des plans Opérationnel Intérieur (P.O.I), de Protection et d’Intervention (P.P.I) facilité par la MINUSMA les 12 et 13 avril derniers. Il s’agissait, à travers cet exercice, de tester ce dispositif d’alerte, de communication et d’intervention rapide des forces de sécurité et de défense qui vise à maintenir ou rétablir l’ordre dans les Maisons d’Arrêt et de Correction.

Le présent atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre pratique, de l’arrêté interministériel N°2587/MJDH-MDAC-MAT-MSPC-SG du 4 août 2017, fixant les conditions d’application du plan intégré de protection et de défense des établissements pénitentiaires et de l’éducation surveillée au Mali.

Les prisons constituent elles aussi des cibles pour les terroristes. La mise en place des plans de défense et de protection des établissements pénitentiaires permettra de faire face à ces menaces.

Un exercice au plus près de la réalité

L’exercice a porté sur un scénario d’attaque extérieur de la Maison d’Arrêt, suivi d’un incendie volontaire. Les FAMas, la Police, la Garde, la gendarmerie, la protection civile, le personnel pénitentiaire y ont participé. Une première intervention des Forces de sécurité a permis de sécuriser le périmètre. La Protection Civile et des médecins de l’armé ont ensuite maîtrisé l’incendie et évacué les blessés. La Police a quant à elle maintenu la sécurité et l’ordre à l’intérieur et mené des enquêtes post incidents.

« Ce cas pratique contribue a assuré une bonne coordination entre l’administration pénitentiaire et l’ensemble des corps habillés pour qu’en cas d’attaques, toutes les forces interviennent au même moment pour circonscrire l’incident. C’est la raison de cet exercice et aussi tester la fonctionnalité de nos plans de défense » a indiqué le lieutenant-colonel Harouna TANGARA, Directeur régional de la DRAPES.

Une exigence du Mandat

Cet appui de la MINUSMA s’inscrit en droite ligne de son Mandat, tel qu’il figure dans la Résolution 2531 (2020). Celui-ci lui demande d’aider les agents de l’administration pénitentiaire ainsi que les institutions judiciaires maliennes à gagner en efficacité, en particulier concernant la mise en détention des personnes soupçonnées d’infractions liées au terrorisme, d’atrocités criminelles ou d’activités liées à la criminalité transnationale organisée.

« Nous encourageons nos partenaires à une bonne appropriation de ce dispositif et tous les enseignements tirés de ces phases pratiques doivent être pris en compte, pour mieux coordonner leur intervention, » a expliqué Olivier RANAIVOSON, Officier des Affaires judiciaires et pénitentiaires de la MINUSMA à Tombouctou.

D’autres exercices sont prévus les jours à venir dans les établissements pénitentiaires de Diré et de Niafounké avec l’appui de la Section des Affaires Judiciaires et Pénitentiaires de la MINUSMA.

MINUSMA

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