Terrorisme au Sahel : le début de la fin ?

Lors du sommet de Pau du 13 janvier dernier, les pays du G5 Sahel [Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad] ainsi que la France avaient alors décidé que l’effort de Barkhane et de la Force conjointe du G5 Sahel se focaliserait davantage sur la région du Liptako-Gourma. Pour rappel, cette zone est connue pour être celle où exerce et sévit l’État Islamique au Grand-Sahara (EIGS).

En effet, le Mali, le Niger et le Burkina Faso sont visés par des attaques de plus en plus vicieuses et meurtrières. Ces dernières, commises par les groupes armés terroristes, notamment l’EIGS renforcent leur présence au Sahel par le biais d’attaques de grande ampleur telles qu’Inates en décembre 2019 (71 morts), Chinagodrar en janvier 2020 (89 morts).

Ces dernières semaines les forces locales ont été plus offensives, portant le combat chez l’ennemi permettant d’arrêter ou tuer plus de 170 terroristes.

Au Niger, le 20 février dernier, le gouvernement annonce dans un communiqué qu’une «opération a eu lieu au nord de la région de Tillabéri, frontalière du Mali, le bilan à la date du 20 février s’établissait comme suit : côté amis, aucune perte n’est à déplorer, côté ennemis, plus d’une centaine de terroristes neutralisés dont plusieurs dans le triangle Inatès, Tongo Tongo, Tilowa. Une dizaine de motos et divers équipements servant à la réalisation d’engins explosifs improvisés et à l’observation ont été saisis et détruits ».

Au Mali, dans la région de Mopti, entre les 9 et 17 février, nos Fama accompagnées par Barkhane ont mené des opérations visant l’EIGS et la Katiba Macina. Celles-ci ont permis la « neutralisation » d’une cinquantaine djihadistes dont un cadre de l’EIGS. Serait-ce Mamadou Mobbo ? Cet homme qui fait tant parler de lui, mais dont le visage reste un mystère pour beaucoup.

Le mois de février aura été l’occasion de nous rendre fiers, de montrer que nos forces armées sont efficaces, professionnelles et déterminées à affaiblir les terroristes qui sèment la psychose et la terreur auprès des populations. Il est important de soutenir ceux qui risquent leur vie pour le bien-être, l’unité et l’avancement du pays.

De ce fait, bien qu’il soit encore trop tôt pour affirmer que le temps des groupes terroristes au Sahel est compté, ces interventions sont une lueur d’espoir. Notamment pour les populations touchées par cette vague de violence.

Si les opérations contre les groupes armés se poursuivent à ce rythme, cette année 2020 devrait marquer, nous l’espérons, le début de la fin des mouvements terroristes au Sahel. Ainsi, les populations pourront, à juste titre, rêver de vivre dans des pays plus stables, plus paisibles où les conflits inter-ethniques ne seront que de lointains (mauvais) souvenirs.

Mamadou Bare

Contribution pour malivox.net

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